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Dérapages dans le département 34 : ju-ge-s huissiers mandataires notaires maire avo-cats  gendarmes  poli-ciers  Gérant de tutelles , et sur le reste de la France

À Grenoble des mafieux de la gendarmerie sont sous protection de magistrats corrompus !
Complaisance avec certains, impitoyable avec d'autres ! Etrange justice ?
Des journalistes cachent les noms, de ce fait les autres victimes ne peuvent se manifester !

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Montpellier   Les deux gendarmes recrutés pour terroriser des salariés qu'on voulait licencier ?

YANICK PHILIPPONNAT 15/09/2012, 06 h 00 | Mis à jour le 15/09/2012, 09 h 31

Le concessionnaire et les deux gendarmes ont été présentés devant le procureur de Montpellier.

Le concessionnaire et les deux gendarmes ont été présentés devant le procureur de Montpellier.

(Photo J.-M.M.)

Deux gendarmes de la section de recherches de Montpellier ont été placés sous contrôle judiciaire par le procureur , hier, à l'issue de leur garde à vue menée par l' IGGN  ( inspection générale de la gendarmerie nationale ). Ils sont soupçonnés   "d'extorsion de signature "et de "détournement de finalité de données"   et le parquet leur a simplement retiré leur arme de service. Mais la gendarmerie a décidé d'aller plus loin en les suspendant de leurs fonctions, à titre conservatoire, en attendant le jugement du tribunal correctionnel, fin octobre.

"On a dû signer notre démission sous peine de représailles"

Un des trois plaignants Que reproche-t-on à ces spécialistes, qui traitent les affaires judiciaires les plus importantes de la région ? D'avoir joué les gros bras pour un concessionnaire auto en vue de Montpellier, lui aussi placé en garde à vue jeudi. Ce dernier est accusé par trois personnes de les avoir forcées à signer une lettre de démission sous la pression des militaires.

"Je vais être pire qu'un cancer"

L'affaire remonte à tout juste deux ans, lorsque dans cette concession du Crès, en périphérie de Montpellier, le patron a eu des doutes sur des employés. Des rumeurs lui sont venues aux oreilles : un véhicule de service aurait été détourné et des malversations financières opérées. Le concessionnaire aurait alors décidé de les licencier purement et simplement. La suite ? Un des trois plaignants, joint hier, la raconte.

"On peut vous casser les jambes, faire des contrôles fiscaux"

"Il pensait qu'on faisait du commerce parallèle alors qu'il n'y a jamais eu de procédure contre nous. On a été convoqué le 31 août 2010, un par un. Dans son bureau, il y avait les deux gendarmes en civil, on les croisait parfois, on savait qui ils étaient, raconte l'ex-conseiller commercial. On a dû signer notre démission sous peine de représailles, sous forme de menaces verbales. Ils m'ont dit "on peut vous casser les jambes, faire des contrôles fiscaux" ou encore "je vais être pire qu'un cancer". Aujourd'hui, on demande réparation."

Ce n'est qu'en janvier 2012 que l'inspection générale a commencé son enquête. Et jeudi, une confrontation générale a été organisée. Selon nos informations, les deux gendarmes - à qui l'on reproche aussi d'avoir consulté des fichiers informatiques de carte grise pour le concessionnaire - ont formellement contesté. Ils ont expliqué qu'ils n'étaient pas au Crès ce jour-là. Le patron, lui, a estimé que les licenciements se sont déroulés dans la stricte légalité.

Alors qui dit vrai ? Certains gendarmes s'étonnent que des enquêteurs aussi "aguerris" aient pu ainsi jouer les méchants. "Au niveau professionnel, je dirais que ce n'est pas possible, je ne les vois pas franchir la ligne blanche avance un proche. Si la justice n'a pas jugé bon de les suspendre de leurs fonctions, c'est que c'est léger." Le tribunal qui jugera les trois mis en cause aura la délicate tâche de trancher.